Crisenoy
Crisenoy
Entre légendes locales confirmées par l’histoire et un patrimoine insoupçonné, parcourez les rues d’une commune briarde bien plus secrète qu’elle n’y paraît.
#AUX ORIGINES DE CRISENOY
Le nom de Crisenoy apparaît dans les textes dès le 13e siècle sous la forme « Crosiniaco », puis connaît de nombreuses évolutions au fil du temps : « Croisenoy » en 1322, « Creusenay » en 1364 ou encore « Crysenoy » à la fin du 15e siècle. Ces variations illustrent l’évolution progressive du toponyme et l’ancien enracinement du village dans le paysage briard. Toutefois, l’histoire du site est bien plus ancienne : des haches en pierre et en bronze découvertes sur le territoire attestent d’une occupation préhistorique.
Les habitants de Crisenoy et de ses hameaux (Suscy-sous-Yèbles et les Bordes) sont appelés les Crisenoyens et Crisenoyennes.
#MÉMOIRE DU PASSÉ
> Vers 1850, les troupeaux de moutons mérinos de la Brie font leur apparition à la ferme de Genouilly, l’une des plus importantes de la commune. Cette race à laine fine, perfectionnée en Brie au 19e siècle, acquiert une telle réputation que ses reproducteurs sont exportés jusqu’en Australie, témoignant du rayonnement agricole du territoire bien au-delà de la région.
> À la fin du 19e siècle, les terres de Crisenoy sont rachetées par Monsieur Sommier, propriétaire du château de Vaux-le-Vicomte. Il conserve uniquement les communs du domaine, utilisés comme rendez-vous de chasse. Le château et ses dépendances sont ensuite mis en vente le 6 juin 1880 avant d’être démolis, marquant la disparition progressive d’un vaste ensemble seigneurial qui avait structuré le paysage pendant plusieurs siècles.
> Pendant la Révolution, lorsque le curé de Crisenoy décède fin 1790, c’est un capucin de Melun qui assure l’intérim. La population s’y attache au point que, à la nomination d’un nouveau desservant, elle lui fait comprendre, menaces à l’appui, qu’il a tout intérêt à rester dans sa paroisse d’origine. Les choses traînent en longueur jusqu’à la cessation du culte en novembre 1793. Une page savoureuse de résistance villageoise, bien dans le caractère briard.
> Au début du 20e siècle, Crisenoy entre dans l’ère moderne avec l’ouverture du tramway de Verneuil-l’Étang à Melun, en service de 1901 à 1950. La commune partageait sa gare avec la voisine de Champdeuil, vestige d’une époque où la Brie était parcourue par ces petits trains ruraux aujourd’hui disparus.
#VISAGES D’HISTOIRE
> Les seigneurs de Genouilly (du Moyen-Âge au 15e siècle) comptent parmi les premières grandes familles locales. Leur fief, établi sur les vestiges d’une ancienne villa romaine, joue un rôle important dans l’organisation du territoire médiéval.
> Les Villiers de l’Isle-Adam possèdent ensuite une partie des terres de Crisenoy, avant que celles-ci ne passent aux familles Chauvelin puis Gigault, représentants de la noblesse de robe aux 17e et 18e siècles.
> Achille Étienne Marie Gigault de Crisenoy (1756–1802), maître des requêtes, conseiller au Parlement de Paris puis député au Conseil des Anciens sous le Directoire, s’éteint au château de la commune dont il était seigneur.
> Pierre Émile de Crisenoy, artiste-peintre né à Crisenoy, mène une carrière reconnue dans la peinture militaire et maritime. Il obtient en 1867 le titre officiel de peintre de la Marine, distinction prestigieuse accordée aux artistes représentant le monde naval français.
> Stanislas Dombeck (1931–2013), international de football français, est l’enfant du pays le plus populaire du village, preuve que la Brie sait aussi former des champions.
#PATRIMOINE ET COUPS DE CŒUR
> L’église Saint-Pierre, dont les origines remontent au 12e siècle, constitue le principal édifice patrimonial du village. Elle abrite plusieurs dalles funéraires remarquables représentant les chevaliers de Genouilly des 13e et 14e siècles, notamment Henri de Genouilly, seigneur de Crisenoy. On y découvre également un rare gisant féminin du 13e siècle représentant Alice de Crisenoy.
> Le parc du château, la ferme de Genouilly et le domaine de Suscy sont tous inscrits aux Monuments Historiques. Si le château lui-même a disparu à la fin du 19e siècle, ces trois ensembles témoignent encore de l’importance que ce territoire a pu avoir. La ferme de Genouilly, en particulier, reste indissociable de l’aventure des Mérinos briards exportés jusqu’aux antipodes.
> L’ancienne école, devenue la mairie, a été construite en pierre meulière au 19e siècle et illustre l’architecture publique traditionnelle de la Brie.
#LE SAVIEZ-VOUS ?
Depuis le Moyen-Âge, les anciens du village se transmettaient le mythe d’un mystérieux trésor romain enfoui dans un gouffre appelé le « Puits César », près du domaine de Genouilly. En 1860, fatigué d’entendre cette histoire, un propriétaire décide de défricher et de fouiller méthodiquement la zone. À la surprise générale, une authentique citerne gallo-romaine cachée sous terre est découverte ! À l’intérieur : des monnaies à l’effigie des empereurs Néron et Trajan, une clé antique à double panneton et les fondations d’une riche villa disparue. Preuve que derrière les contes de village se cache parfois une vérité historique vieille de 2 000 ans !
Langues parlées
- Français
Complément accueil
Type
Institutions administratives
Type détaillé
- Mairie
Toute l’année le lundi et mardi de 13h à 17h. Le mercredi de 9h à 12h30. Le vendredi de 9h à 12h. Fermé le jeudi, jours fériés et les week-ends.
Le Jeudi, permanence téléphonique de 9h00 à 12h00 et de 13h00 à 17h00.
Mis à jour le 02/07/2026
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